marți, 11 august 2009

Poeme în franceză


Matinée à la mer

Longeant le bord, tout en te quittant , toi
J’ ai bien traîne expres le pied,
Pour y tracer un sillon dans le sable
Aussi long, immense, que la mer
Convaincu que toi, tu y jetteras
Le grain d’ un doux revoir comme le sel.

J’ avais les mains detachees de mon corps
Car voila longtemps, presque jamais,
Il avait trace en nous de sillons
Les eaux qui ont divorce de la terre.

La fuite d’ arbres

Dans la grande solitude,
Dans la solitude solannelle, tell un choeur,
Qu’ aucun homme veuf ne s’approche
D’ un arbre en automne plus
Qu’ a la distance d’ une peau

Une branche recomposera la chaire sur elle- meme,
Une racine se rasera, se rendra fine!
Que l’homme ne parle jamais aux creux
Qu’ il ne s’ approche jamais des arbres.

Quand il est trop pres et bien trop seul,
L’ air entre lui et l’ arbre se caille et le voila chaire,
Apres un temps ils se parleront
Par des phrases seulement
Plus lourdes encore que l ’ombre des haches.

Saut en espace

Si j’avais su d’hier ce qu’était aujourd'hui,

J’aurais demandé à ma mère de me mettre au jour prématurément,

Pour pouvoir tיoffrir plus d’amour.

De me mettre au jour même avant de sa naissance, faire

Un saut et me mettre au jour avant la naissance de sa grand mère

Et depuis se rentrer en lieu dont elle a fait le saut.

Seulement ça je tיaurais aimé suffisamment que je

Mérite un tournant de sourire, au moins.


Mon Dieu!

Pourquoi les parents, avec le temps,

Se recroquevillent comme

Le savon qui se diminue

Et se terminent de diminuer et ils meurent ?

Mon Dieu, tu te laves avec des parents?



DARIE DUCAN,
Trad. A. Chelu, S. Berbinski

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